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Musique de Promusica auteur : Gilbert Grosjean

 

L'histoire des " Bobodiouf "

L'histoire commence en 2000 juste après la production du Royaume d'Abou dont les dialogues avaient été confiés en son temps à Soré Stanislas originaire de Bobo Dioulasso. Fort de ce premier succès Patrick Martinet le réalisateur, entreprendra lui même l'écriture d'une nouvelle série qu'il baptisera : "Les Bobodiouf ".

D'où vient le nom Bobodiouf ?

Patrick Martinet :" Tout simplement j'ai inventé ce nom en prenant compte des acteurs originaires de Bobo et de Diouf pour donner une image plus étendue de la série allant jusqu'au Sénégal, nom très répandu là-bas, et aussi par amour pour ce pays "

Deux ans de tournages dans la ville de Bobo Dioulasso au Burkina Faso. 100 épisodes tournés en format numérique.

Juin 2002 ( sur le net )

Le feuilleton burkinabé, les Bobodiouf a un succès fou au Sénégal, au Benin, au Togo, partout dans tous les pays d'Afrique francophone .

Dans la rue et dans les journaux Siriki, Souké, Maï,Oumou, Tonton Brama et Souleymane. bF sont des stars. Grâce à la chaîne de télévision française Canal France international(CFI) Afrique.

"les Bobodiouf" passent tous les soirs à 18h et sont rediffusés à plusieurs reprises le lendemain. Et à chaque fois, les téléspectateurs se ruent devant leurs petits écrans. Au Cameroun par exemple, les rues se vident complètement à l'heure des "Bobodiouf".

Les Sénégalais apprécient non seulement les histoires mises en scène dans le feuilleton, mais aussi les comédiens. Certains Dakarois connaissent par coeur les noms de tous les acteurs principaux du feuilleton et cherchent à s'informer sur ce qu'ils font dans la vie. Les soeurs Oumou et Maï, leurs parents Tonton Brama et tantie Awa, les deux complices Souké et Siriki, Salif, Souleymane point BF, Amadou et Faty la "Souffre douleurs" sont aujourd'hui de véritables vedettes.


Mais qu'est-ce qui attire tant, les spectateurs dans Bobodiouf ?

Selon Dominique Mendy, enseignant au Centre d'études des sciences et techniques de l'information à Dakar, interrogé par un journaliste, "les Bobodiouf", révèlent que "la proximité socioculturelle" y est pour quelque chose. "Cette production, poursuit-il, exprime les tensions au sein des familles : entre époux, entre frères et soeurs, entre beaux-parents et beaux-fils. Regarder ces scènes, c'est pour le téléspectateur une manière d'expulser la violence qui est en lui. C'est également voir son imaginaire transféré en soi. Il y a donc là une façon de se rapprocher de son imaginaire et de se soigner".Cette explication sociologique révèle à quel point les téléspectateurs se retrouvent dans "les Bobodiouf".

Les histoires loufoques de ces comédiens burkinabés sont commentées dans les chaumières africaines et rivalisent avec celles des inévitables séries à l'eau de rose sud-américaines. Ce qui fait le succès de " Bobodiouf ", c'est le langage simple qui y est utilisé, pas besoin d'avoir le bac pour comprendre Siriki et ses comparses.les aventures abracadabrantes qui sont très proches du vécu quotidien. Et puis, ses personnages portent des noms qui sont familiers : Salif, Souley, Oumou, Maï, Faty, Awa... Dans les dialogues, ils utilisent des expressions qui ressemblent à celles de beaucoup d'autres pays de la sous région.

Biographie des Bobodiouf :

Siriki, derrière ses airs d'éternel ahuri, semble d'ailleurs être le chouchou des téléspectateurs qui assimilent son nom à la série. Avec son inséparable pote Souké, ils forment un duo de choc, spécialiste dans l'art de se mêler de ce qui ne les regarde pas. En véritables " Gaston la Gaffe ", ils n'hésitent pas à se lancer dans des aventures aussi loufoques les unes que les autres. Comme lorsqu'ils décident de se lancer dans la photographie amateur, squattant la cour de la maison de leur oncle, transformée en studio. Leur look coloré, leurs mimiques, leur démarche..., tout renvoie à des charlots qui ne se prennent pas au sérieux et qui toisent chaque jour le ridicule. Si Souké passe pour " l'intello " à l'affût de tous les coups tordus, Sriki, lui, ne pense qu'à une chose : bouffer du paté, rire aux éclats et draguer les filles, même si les chances auprès de ces dernières sont quasi-nulles.

Amadou Maï Salif Oumou

A côté d'eux, gravitent deux couples dont le mode de vie est totalement opposé. Si Maï mène son mari par le bout du pagne, Oumou (sa sœur cadette) est ulcérée par les escapades nocturnes (et même diurnes) de son infidèle de Salif dont le sport favori est de courir derrière les " pétasses ", comme le répète sa femme à l'envi.Un autre couple traverse, de ses frasques la série :

tonton Brama et son épouse tantie Awa, parents de Maï et de Oumou. L'homme passe pour être un véritable tyran dont le souffre-douleur préféré est sa propre femme. Le regard toujours menaçant, la langue pendue et l'injure à la bouche, Brama est le " père fouettard " par excellence. Tout le monde redoute ses foudres, surtout :

Faty, l'idiote de la famille, paresseuse à souhait et dont l'expression favorite est : " Tchié nooon ! ". Elle aussi est le souffre-douleur de ses parents et de son époux (invisible dans la série) qu'elle fuit comme la peste. Retourner chez ce mari qui la prend pour un punching-ball ? " Eh maman, tu veux qu'il me tue ? Tchié, nooon! "

Ce portrait de groupe ne serait pas complet si l'on n'y ajoutait pas :

Tonton Drissa et tanti Abi

Souleymane.BF, le marabout branché Internet qui consulte à partir de son ordinateur portable. Devant sa télé toujours couverte d'un tissu Lagos, sa machine et ses disquettes éparpillées sur sa table de travail, il invoque les génies d'un simple clic et surfe sur le web à la recherche du bonheur de ses clientes séduites par tant de génie. Mais ce que Souley déteste le plus, ce sont les " consultations familiales " (lorsqu'il ausculte gratuitement pour sa tante, son oncle et sa cousine Faty) qui ne lui rapportent pas un sou. Derrière ce marabout, se cache un escroc doublé d'un indécrottable coureur de jupon.

 

( 2004) Prestation des Bobodiouf à Dakar: le public en redemande !

Les spectateurs qui ont fait le déplacement samedi soir au Théâtre national Daniel Sorano pour voir jouer les Bobodiouf, n’ont pas voulu quitter la salle et sont restés sur place après la prestation des célèbres comédiens burkinabés.

Le spectacle qui s’est déroulé à guichet fermé, a été entrecoupé de play-back du chanteur sénégalais, Abdou Guité Seck et de la cantatrice guinéenne Missia Siran Diabaté.
Pour une première prestation à Dakar, les Bobodiouf ont tenu à leur promesse en gratifiant le public venu très nombreux, d’un vrai fou rire. Tonton Brama, Salif, Souleymane.bf, Faty, Siriki et l’inimitable Souké ont tenu en haleine plus de 2500 spectateurs.
La salle a littéralement explosé lorsque les Bobodiouf sont apparus sur scène pour livrer leur deuxième sketch portant sur un concours de miss Sénégal 2004 dont les "candidates" n’étaient autres que Faty, Patelina Sirikyna (Siriki), Souleyna.bf (Souleymane.bf) et Soukélina (Souké).
Après cette interprétation très applaudie par le public visiblement émerveillé, et qui se préparait à un autre tour de rire infernal n’en revenait pas lorsque le maître de cérémonie est venu annoncer la fin du spectacle.
D’habitude à Sorano, les gens sentent la fin du spectacle approcher et se préparent à quitter la salle pour éviter les bousculades mais hier, personne n’a voulu bouger. Le public en voulait encore.

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